Les gorges de Takamaka figurent parmi les sites les plus impressionnants, et les moins connus, de l’île de La Réunion. Situées sur le bassin versant de la rivière des Marsouins, dans l’Est de l’île, ces gorges s’étendent sur une dizaine de kilomètres entre Saint-Benoît et la Plaine des Palmistes. On y trouve une succession de cascades vertigineuses, des parois couvertes de forêt primaire, et un cadre naturel d’une rareté absolue.
Pourtant, Takamaka ne figure presque jamais dans les itinéraires touristiques classiques. La raison est simple : les gorges sont quasiment inaccessibles depuis le sol. Voici comment percer leur secret.
Où se trouvent les gorges de Takamaka ?
Les gorges de Takamaka sont classées au cœur du Parc National de La Réunion. Elles entaillent profondément le massif du Piton des Neiges, sur son flanc Est. C’est un site sauvage où coule la rivière des Marsouins, et où plusieurs centrales hydroélectriques tirent profit de la verticalité du terrain. C’est aussi un site potentiellement dangereux : les crues de la rivière sont rapides et imprévisibles, et la météo de l’Est peut basculer en quelques minutes.
1. Le point de vue de la centrale hydroélectrique
L’accès le plus simple, et le seul réellement accessible en voiture, est le belvédère situé au-dessus de la centrale hydroélectrique de Takamaka. Depuis Saint-Benoît, vous remontez la RD53 sur une dizaine de kilomètres jusqu’au site EDF. Un belvédère aménagé offre une vue plongeante sur la première grande cascade et sur l’entrée des gorges. C’est court, c’est gratuit, et c’est déjà un beau spectacle.
Limite : vous ne voyez qu’une infime portion des gorges, et la végétation cache une grande partie du décor. C’est une mise en bouche, pas le plat principal.
2. Le canyoning : pour les experts seulement
Descendre les gorges de Takamaka en canyoning est une aventure réservée à une élite. Le parcours est long (plusieurs jours), engagé, avec des rappels de plus de 100 mètres dans le vide. Il faut être encadré par un guide diplômé, équipé professionnellement, et disposer d’une condition physique irréprochable.
Le canyoning à Takamaka n’est pas une activité de loisir : c’est une expédition. Si vous n’êtes pas canyoneur confirmé, oubliez. Sinon, contactez les bureaux des guides locaux qui organisent ces descentes selon les conditions hydrologiques.
3. Le survol en hélicoptère : la seule vue d’ensemble
L’hélicoptère est la seule manière d’embrasser les gorges de Takamaka dans leur totalité, et de loin la plus accessible. En survolant la rivière des Marsouins depuis l’amont, votre pilote vous fait découvrir successivement les chutes, les ravines latérales, les parois couvertes de fougères arborescentes, et les bassins turquoise nichés au fond des gorges, invisibles depuis tout point au sol.
C’est aussi l’occasion de mesurer l’échelle réelle du site : certaines cascades de Takamaka dépassent les 100 mètres de chute, mais elles sont noyées dans une telle verticalité qu’elles passeraient presque inaperçues sans la mise en perspective offerte par le vol.
Pourquoi Takamaka justifie le circuit Le Grandiose
Chez Run Hélico, les gorges de Takamaka sont incluses uniquement dans le circuit Le Grandiose (55 minutes). Ce circuit est plus long que Le Complet (45 minutes) précisément parce qu’il s’autorise un détour vers l’Est, dans une zone que les autres circuits n’atteignent pas.
Concrètement, Le Grandiose vous emmène depuis Pierrefonds, par le cirque de Cilaos, le col du Taïbit jusqu’à Mafate, puis Salazie, le Trou de Fer, le Grand Étang, les gorges de Takamaka, la forêt primaire de Bélouve et Bébour, la Plaine des Sables, le Piton de la Fournaise, le Sud sauvage, et retour par le lagon. C’est l’itinéraire le plus complet de toute l’île, et Takamaka en est le différenciateur.
Vous voulez voir tout ce que La Réunion cache ? Le Grandiose est fait pour vous.

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